Posted by: On 31 juillet, 2013 Category: Actualités, Oxsitis Labs-nutrition Partager sur Twitter Partager sur Facebook

Pourquoi prendre une boisson énergétique, est-ce un produit dopant?

antoine de wilde choisir boisson energetique : energiz'heure

Pourquoi choisir une Boisson Energétique pour la pratique sportive ?

..

antoine de wilde choisir sa boisson energetique

Antoine de Wilde, Energizez-vous!

..

         Les produits énergétiques sont souvent considérés par les personnes n’en utilisant pas comme des produits dopants et nocifs pour la santé du sportif et la santé en général. En réalité, ce genre de produits est en fait un atout de marque pour vous aider durant vos entraînements et compétitions. Il faut bien comprendre que si vous n’en prenez pas, vous aurez à la longue plus de problèmes que si vous adoptez la bonne stratégie nutritionnelle.

         La pratique sportive, quel qu’elle soit va entraîner des modifications de fonctionnement de l’organisme qui vont conduire à une dépense énergétique plus élevée qu’au repos. En pratiquant du sport, les besoins du sportifs vont varier. Si l’on ne tient pas compte de ces besoins spécifiques, les risques pour la santé vont être augmentés et la performance à proprement parlé va s’en ressentir. Le marché de la nutrition sportive est une vaste boutique de multitudes de marques proposant un ensemble de produits plus ou moins adaptés à la pratique sportive. Pourquoi opter pour ce genre de produits ? Quels en sont les avantages et les inconvénients ? Pourquoi sont ils plus efficaces qu’une simple bouteille d’eau sucrée ? Nous allons tenter de balayer toutes ces interrogations qui freinent encore une partie des sportifs à se lancer dans le monde de l’hydratation sportive.

 

A l’effort, une dépense énergétique décuplée :

 

          Au cours d’un effort, la contraction musculaire va solliciter un grand nombre de réactions afin de fournir et de répéter le geste attendu. La cellule musculaire, à l’image d’une voiture, a besoin de carburant pour fonctionner. Ce carburant, ce sont respectivement les glucides, les lipides et les protéines. En dégradant dans un premier temps les glucides, le carburant va se transformer en énergie, l’ATP. Certes, l’organisme humain stocke des glucides sous forme de glycogène, mais lors d’un effort, la dépense énergétique est telle que ces stocks sont rapidement épuisés.

Selon Mc Ardle, un homme de 70kg pratiquant la course à pied dépensera entre 800 et 1000 Kcal par heure d’effort. Cette dépense est relativement variable selon l’intensité de course et l’entrainement du sportif mais elle reste une réalité implacable. Sans un apport exogène, c’est à dire extérieur à l’organisme (boisson, barre énergétique …), il est impossible de maintenir un effort durable et de qualité au delà d’ une heure à une heure et demi. Passé ce délai, l’organisme aura épuisé l’ensemble de ses réserves glucidiques, aura tendance à dégrader les réserves lipidiques pour fournir de l’énergie au muscle. Une fois ces réserves épuisées, les risques d’hypoglycémie sont très élevées allant de la simple « fringale » jusqu’à des pertes de connaissance voir des comas hypoglycémiques lorsque la valeur s’abaisse en deçà de 0.5g/L.  

 

A l’effort, des pertes hydriques plus importantes :

 

          La pratique d’une activité physique quelle que soit la discipline entraine une sudation plus importante (variable selon les individus) et par conséquent des pertes hydriques augmentées. Ceci est encore plus vrai lorsque la température ambiante augmente. L’organisme réagit pour maintenir sa température interne constante en augmentant le débit sanguin cutané et en activant les glandes sudoripares. Il augmente ainsi le transfert de chaleur vers l’environnement pour contrebalancer l’apport de chaleur ambiante. Elle va se traduire par une redistribution de la circulation sanguine vers la périphérie afin de faciliter l’évacuation de la chaleur par la peau et d’augmenter la production de sueur. La sudation se révélera être l’un des moyen de lutte les plus efficaces contre l’hyperthermie. Un sportif, en conditions chaude peut perdre, selon l’intensité de l’effort entre 1L et 1.5L de sueur par heure. Il est donc primordial de compenser ces pertes qui, comme nous le verrons dans le paragraphe suivant sont bien plus que des pertes d’eau. Les conséquences sur la performance mais surtout sur la santé peuvent être très importantes.

 

Des pertes en minéraux et des carences saisonnières :

 

           La sudation est certes un très bon moyen de lutter contre l’élévation de la température corporelle. Mais attention, suer c’est avant tout perdre de l’eau mais pas seulement. La sueur est composée à 99% d’eau mais les 1 % restant sont sans aucun doute les plus importants pour l’organisme du sportif. On observe ainsi la perte de nombreux minéraux parmi lesquels les plus importants sont le Sodium, le Potassium, le Calcium, le Magnésium. La sueur renferme également des oligos-éléments (cuivre, zinc, fer …). La perte de ces éléments peut avoir des effets très néfastes sur la performance avec une augmentation de la température corporelle entrainant un abaissement du seuil de fatigue. L’attention, la concentration et la motivation seront également affectées.

Chez le sportif, on observera un risque accru de crampes et douleurs musculaires consécutif à la perte de sodium et de potassium. Comme un peu de physiologie ne fait jamais de mal, nous allons essayer de faire simple. Pour se contracter, les muscles ont besoin que du calcium entre dans la cellule musculaire. Pour entrer dans la cellule, le calcium a besoin d’emprunter des « passerelles » appelées canaux sodiques et potassiques (autrement dit, utilisant du sodium et du potassium) grâce à un jeu de balance du gradient intra et extracellulaire. Lorsque le gradient de sodium extracellulaire diminue (suite à une perte liée à la sueur), l’activité de la « passerelle » est déréglée, ce qui conduit à une accumulation de calcium dans la cellule, entrainant une contraction involontaire. C’est la crampe !!!

Outre les pertes liés à la sueur, la saisonnalité influence également le statut minéral et vitaminique. En effet, en hiver l’organisme est naturellement déplété en fer, en cuivre mais également en vitamine D par exemple. L’équilibre hydro-minéral de l’organisme est donc bousculé et la performance physique s’en ressent.

 

Quelle stratégie mettre en place ? Quelle boisson choisir ?

..

 Introduction :

           Le problème se posant avec les boissons énergétiques et leurs développements et fabrications, c’est qu’elles sont développées par des nutritionnistes, diététiciens, chimistes ou en règle générale des scientifiques qui ne sont pas des sportifs. Ces personnes connaissent les besoins généraux du corps humain et partent du principe que pour un coureur qui va dépenser 60g de glucides en une heure d’effort, un apport de 60g de glucides à la fin de cet effort sera optimal pour compenser ces pertes. En réalité, ces formulations occultent le côté « métabolisme énergétique » de l’organisme pour lequel il sera impossible d’assimiler une telle quantité de glucides. Le corps va donc rejeter dans ses urines la matière qu’il ne va pas consommer et cela va entraîner d’autres problèmes (Exemples : maux de ventre, mauvaise hydratation etc). Ainsi, certaines boissons de marques ne sont pas foncièrement mauvaises, c’est seulement qu’elles ne sont pas adaptées à la pratique sportive et sont pour la plupart mal dosées.

Bien s’hydrater :

         Dans un premier temps, on ne le répétera jamais assez mais il faut boire régulièrement même sans avoir soif. Selon le type de sport pratiqué, la prise de boisson adaptée sera plus ou moins facile mais lorsque cela est possible il faut essayer de boire toutes les 10 minutes environ. 750 mL à 1L par heure selon les conditions sont recommandés pour éviter les phénomènes de déshydratation directement liés aux blessures et aux crampes.

Même si la dépense énergétique est très élevée comme nous l’avons vu, il ne faut pas pour autant « gaver » l’organisme d’apport glucidique. La surenchère de certaines boissons, concentrées à 100g de glucides par prise, a tout bonnement l’effet inverse que la fourniture d’énergie recherchée. Cet excès de concentration ne tient pas compte de ce que l’organisme est réellement capable de d’assimiler (c’est à dire de dégrader puis d’utiliser). En apportant trop de glucides d’un coup, ces boissons vont déclencher une sécrétion trop importante d’insuline qui va bloquer la fourniture d’énergie, c’est l’hypoglycémie réactionnelle. De plus, l’excédent qui ne peut être absorbé par l’organisme va être directement éliminé via l’urine et peut parfois troubler la fonction rénale.

Les boissons avec des concentrations trop importantes en glucides sont donc à éviter. De même que les boissons contenant de la caféine en excès pour soit disant son effet excitant. La caféine est en effet un puissant diurétique de par son action inhibitrice sur l’hormone anti diurétique (ADH) accentuant encore un peu plus la déshydratation.

Il est bon de consommer des boissons enrichies en glucides mais dans la limite de ce que l’organisme peut assimiler soit environ 60 à 70g par heure. L’équilibre entre les différents types de glucides (saccharose, dextrose, maltodextrines voire fructose) est également très important pour faciliter la vidange gastrique et l’assimilation.

Enfin, des boissons justement dosées en minéraux et en vitamines, notamment celles dont nous manquons lors de certaines périodes sont fortement recommandées.

 

Julien RAOUX

Oxsitis Labs-Nutrition

Retrouvez l’ensemble des produits de la gamme :

- chez vos revendeurs spécialisés (http://www.oxsitis.fr/world/revendeurs.html)

- sur le site www.oxsitis.com

 

Bibliographie :

E. F. CoyleA. E. JeukendrupA. J. Wagenmakers, and W. H. Saris « Fatty acid oxidation is directly regulated by carbohydrate metabolism during exercise » AJP – Endo August 1, 1997 vol. 273 

Asker E Jeukendrup, PhDa, « Carbohydrate intake during exercise and performance » Nutrition Volume 20, Issues 7–8, July–August 2004, Pages 669–677

Bain AR, Jay O. Does summer in a humid continental climate elicit an acclimatization of human thermoregulatory responses? Eur J Appl Physiol. 2011. 111(6):1197-205

Clarke ND, Maclaren DP, Reilly T, Drust B. Carbohydrate ingestion and pre-cooling improves exercise capacity following soccer-specific intermittent exercise performed in the heat. Eur J Appl Physiol. 2011 Jul;111(7):1447-55.

Costill D. L., Wilmore J. H. Physiologie du sport et de l’exercice: Adaptations physiologiques à l’exercice. De Boeck Université, 2004

Lorenzo S, Halliwill JR, Sawka MN, Minson CT. Heat acclimation improves exercise performance. J Appl Physiol. 2010 Oct;109(4):1140-7.

Bigard A.X., Guezennec C.Y. Nutrition du Sportif. Masson, 2007

McArdle D., Katch F.I., Katch V.L. Nutrition & performances sportives. W. D. De Boeck Université, 2004

..

antoine de wilde choisir sa boisson energetique

Antoine de Wilde dans les volcans d’Auvergne, Energizez-vous !

One Response to Pourquoi prendre une boisson énergétique, est-ce un produit dopant?

  1. Les boissons énergisantes apportent tonus et vitalité au moment où on en a le plus besoin, elles font effet assez rapidement et pour ma part je ne les considère pas comme un produit dopant mais plutôt comme un stimulant. Il ne faut pas par contre en abuser parce ce qu’on ne sait pas avec ces boissons, c’est qu’elles accélèrent les battements du cœur et augmentent la tension artérielle. C’est pas une boisson à prendre tout le temps mais pour ceux qui exercent une activité sportive je la recommande vivement.

Laisser un commentaire

  • Boutique en ligne

      Cliquez sur le produit de votre choix

  • Oxsitis, devenez Fan!

        • Archives

          hydragon pulse

          Oxsitis® devient l’une des références de sacs et ceintures de Trail Running

          Oxsitis® la marque Française qui devient l’une des références de sacs et ceintures de Trail Running. Oxsitis, part ci, Oxsitis...

          triathlon oxsitis

          Comment préparer son triathlon : les conseils d’Oxsitis

          Le triathlon est une discipline sportive constituée de trois épreuves d’endurance enchaînées : natation, cyclisme et course à pied. Même s’il...

          Oxsitis marathon de paris

          La marque Oxsitis® sur le salon du running du Marathon de Paris 2017

          La marque française Oxsitis®, référence internationale dans le domaine de l’hydratation de tous les sportifs, s’implante durant trois jours à...

          courir-le-marathon-de-paris

          J-30 avant le Marathon de Paris

          La période des marathons de printemps est enfin arrivée. Dans le cadre des conseils développés au sein de sa Box Marathon,...