Posted by: On 09 mars, 2010 Category: Actualités Partager sur Twitter Partager sur Facebook

Retour Vulcain 2010

Le trail du Vulcain a eu lieu ce week end.

C’est dans des conditions dantesques que les quelques 700 participants se sont élancés à l’assaut des monts d’auvergne.

Voici le compte rendu de course de Stéphane Dumortier (Team Arverne Outdoor).

« Si Vulcain est le Dieu du feu, il avait oublié de l’allumer ce week end … -6 au thermomètre au réveil. Une petite brise par-dessus qui vient vous caresser le visage et tout de suite une impression de -12 vous rappelle que l’hiver est loin d’être fini. Mais après tout, c’est un vrai temps de raideur !

En attendant de lancer la saison de raid, j’ai décidé de venir tester mon point faible en courant le trail de Vulcain qui se trouve à 5 kms de chez moi. Je passe au stand OXSITIS pour récupérer le camel que je dois tester. Fabien est déjà là, et Jérémie, un autre coureur aux couleurs d’Oxsitis, ne tarde pas à arriver. Derniers réglages de sacs, vérification du matériel obligatoire, et direction la ligne de départ. Les coureurs s’élancent, pas trop vite d’ailleurs, le froid calme bien les ardeurs. La première bossounette dans Volvic me fait déjà mal aux jambes alors que je suis à peine à 14 km/h ! Je sens que ça va être une grande journée pour moi ! La seconde bosse du centre ville, bien plus pentue, étale le peloton de manière conséquente. Et les premiers sous bois sont déjà là. Je me retourne pour jauger un peu les clients présents. Certains ont fait le choix des bâtons. D’autres n’ont qu’une gourde à la ceinture. En parlant de ça, il faudrait peut être que je commence à boire. Mais l’eau ne vient pas. Et ne viendra pas. L’embout a gelé. Je n’ai même pas pris la peine de regarder s’il y avait des ravitos sur le parcours mais le fait de ne pouvoir boire va encore durcir ma course.

Pour bien connaître le coin je sais que ça va monter jusqu’à Louchadière (1199 m) avant de rebasculer. Le tri va s’opérer dans la montée et le gros du classement sera fait. Enfin, c’est ce que je pense … Dès le puy de la Nugère, je suis obligé de marcher quand tout le monde court à côté de moi. J’espère encore que les sensations vont revenir. Un bon paquet se trouve 300 mètres devant, un gros peloton se trouve 300 mètres derrière. Et moi au milieu à faire le chasse patate. Au sommet de Louchadière, je suis 27 mais il y a une dizaine de coureurs qui font le grand parcours qui sont devant moi. Je reprends 6 places dans la descente. Je passe même Jérémie qui lui non plus n’est pas au mieux. Et je me dis qu’il va falloir maintenant passer aux choses sérieuses et envoyer du gros sur les 4 kms de plat qui nous séparent de Vulcania.

Problème : comment envoyer du « gros » quand les mollets sont à la limite de la crampe ? Je m’accroche et je peux enfin boire deux tasses de coca gelé au ravito de Vulcania. Mais je sais qu’il est déjà trop tard. Je suis 12°. La course que je croyais finie, ne fait en fait que commencer. Je perds déjà deux places dans le long faux plat avant le puy des Gouttes. Puis deux autres places dans la montée de ce même puy. Je n’ai rien dans le « sac ». Ou plutôt si ! J’ai 1,5 litres d’eau gelée que je ne peux pas boire ! J’enlève mon sac en courant et je vide complètement ma poche à eau. Le système SOURCE est très pratique et me permet même de boire le fond de la poche sans m’en mettre partout.

Une petite chute dans les marais gelés du cratère du puy des Gouttes vient me rappeler qu’il fait froid. Désormais j’ai les gants trempés et donc gelés … Je me retourne constamment et les écarts que je pensais énorme ne le sont pas tant que ça. Je perds une nouvelle place dans ces chemins pourris au pied du puy de Jumes. Je me surprends même à marcher sur le plat ! La traversée du col de la Nugère avec quelques spectateurs venus braver le froid est la dernière montée.

Il ne reste à présent que de la descente jusqu’à Volvic. Pour autant ce n’est pas fini, les coureurs qui ont encore du jus peuvent se permettre d’envoyer. C’est le cas des deux fusées qui me passent dans le centre ville de Volvic. Je ne peux rien faire. J’essaye juste de ne pas atteindre le stade de la crampe qui me fera arrêter. La ligne d’arrivée est enfin là. 35 kms ça peut être très long quand on est dans un jour sans.

Je finis 19°, bien loin de mon objectif de rentrer dans les 10. Par contre je suis toujours autant conquis par ce sac à dos qu’Oxsitis va sortir cette année. Que la poche soit pleine ou qu’elle soit vide, il se fait complètement oublier. Il ne reste plus qu’à avoir des jambes ! »

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